Sommes-nous face une bulle immobilière à Paris ?

Sommes-nous face une bulle immobilière à Paris ?

mardi 02 novembre  

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Comme expliqué précédemment, pour que les prix baissent, il faudrait que la demande se raréfie et que l’offre augmente de façon conséquente : même si pour le moment elle est peu probable, cette configuration n’est pas impossible.

En effet, un choc économique ou politique majeur pourrait retourner le marché et faire baisser les prix à Paris. Nous pouvons citer à titre d’exemple une éventuelle guerre entre la Corée du Nord et les Etats-Unisune guerre commerciale encore plus exacerbée entre la Chine et les Etats-Unis, une hausse excessive des taux comme ce fut le cas en Grèce, un choc pétrolier à la suite des tensions avec les pays du moyen orient, une crise financière pire que celle vécue en 2008 ou encore un renversement politique auquel nous avons failli assister à la suite des mouvements des gilets jaunes.

La baisse du nombre potentiel d’acquéreurs face à des prix exorbitants figure parmi d’autres facteurs qui, dans une moindre mesure, pourraient faire baisser les prix. En effet, de moins en moins de parisiens sont en mesure de se payer un appartement à Paris. Ce marché est aujourd’hui quasi inaccessible aux primo-accédants sans apport. A moins de disposer d’un apport venant d’une succession, d’un parent fortuné ou d’un bien à revendre, faire l’acquisition d’un appartement à Paris est devenu mission quasi impossible. Seuls les cadres supérieurs ++ peuvent encore se le permettre et encore, pas toujours. 

Enfin, le développement du télétravail permet aux parisiens de se délocaliser plus facilement qu’auparavant en banlieue : ils peuvent ainsi profiter de la verdure, denrée rare dans le centre de la capitale, tout en restant proches de Paris. Attention toutefois car cet impact est à relativiser. Même si à l’heure actuelle certains médias annoncent que Paris se vide de sa population, tout reste relatif. En effet, bien que le nombre de personnes quittant Paris chaque année est d’environ 12 000, soit une proportion très faible étant donné que le nombre d'habitants avoisine encore 2 millions. Pas assez pour faire baisser drastiquement les prix et faire éclater une bulle si elle existait !
Donc rassurez-vous, à l’heure actuelle, il est encore temps d’acheter.